08 mai 2008

The Darjeeling Limited

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Un film de Wes Anderson

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Casting : Owen Wilson, Adrien Brody, Jason Schwartzman, Amara Karan, Camilla Rutherford, Wally Wolodarsky, Waris Ahluwalia, Nathalie Portman, Anjelica Huston. Special Guest : Bill Murray

Une première partie dans une chambre d'hôtel. Nathalie Portman ouvre la porte. Quinze minutes de cinéma, et générique. Fin de la première partie. La suite s'ouvre. Bill Murray dans un taxi, il regarde sa montre, il est en retard, nous sommes en Inde. Il finit à courir sur un quai, mais manque son train. Qu'Adrien Brody ne ratera pas. Lui, il l'est, sur le Darjeeling Limited. Et rejoint ses frères pour un voyage qui se veut spirituel, drôle, émouvant. Bienvenue à bord.

Cela faisait longtemps que je voulais le voir. Les critiques étaient excellentes, je m'en souviens très bien. J'y suis enfin allée. Il était temps, et pas trop tard. La critique ne s'était pas trompée. Un film fin, drôle, d'une réalisation impeccable. On passe avec les acteurs de surprise en surprise, on se laisse prendre au jeu de Wes Anderson, et on roule au rythme du Darjeeling Ltd. La mise en scène sert une histoire exposée sobrement, avec tact et tendresse. On rit devant la succession des situations, la mine extraordinairement effondrée d'Adrien Brody, le visage tuméfié d'un Owen Wilson qui mène la danse, à un Jason Schwartzman discret, qui tombe amoureux et qui rythme le périple au son de son ipod.

Cette épopée tragique-comique, voyage intérieur pudique et sensible, c'est Wes Anderson. La Famille Tenenbaum, la Vie Aquatique. Des acteurs qu'on retrouve au fil des diverses quêtes, idéalistes jusqu'à spirituelles, explorant la vie, la famille, des sentiments personnels aux conflits intimes. Une réalisation tout en finesse.

Il n'est pas trop tard pour aller le voir, et il ne sera jamais trop tard pour le voir.

06 mai 2008

Cohn Bendit, rédac en chef des Inrocks

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Edito Daniel Cohn Bendit
Rédac Chef invité - Les Inrockuptibles numéro 649 / 6 mai 2008

Se poser des Questions

Je n'aurais pas accepté d'être rédacteur en chef d'un numéro qui revenait sur 68. Ca ne m'intéresse pas. Ce qui m'a attiré, c'est l'idée d'un numéro au traitement actuel et prospectif, qui pourrait répondre aux questions qui se posent aujourd'hui. Je n'avais pas envie de faire un remake des débats d'autrefois. En tant que rédacteur en chef, j'ai voulu montrer que l'unidimensionnalité de la pensée et de l'émotion, c'est ce qu'il y a de plus ennuyeux. Ce qui est intéressant, c'est d'inventer, de penser ailleurs.

Les débats qui ont lieu autour de 68 depuis plusieurs semaines prouvent qu'il faut vraiment aller au-delà de tout ça. On voit des gens débattre autour des slogans de l'époque comme 'Il est interdit d'interdire'. On entend les gens dire aujourd'hui que si l'école ne fonctionne pas, c'est la faute de 68. C'est effectivement un peu plus facile que de se poser les questions qui permettraient de réinventer l'école. "Se poser des questions", c'est presque devenu un gros mot. On nous propose des solutions simples, comme le 'travailler plus pour gagner plus' de Sarkozy. On ne voit pas plus loin que ça, on ne cherche plus. Alors qu'il faudrait se demander autre chose...
Pourquoi, par exemple, ne pas aller encore plus loin dans la réduction du temps de travail ? Pourquoi n'essaie-t-on même pas de réfléchir à la semaine de 32 heures ? Pourquoi ne pas tenter aussi d'imaginer un autre rapport au travail ? Ou d'inventer une autre société, un autre rapport aux loisirs ?

Il faut se remettre en cause, s'interroger. C'est ce qui se passe actuellement autour des JO de Pékin. On se pose des questions, et c'est assez riche. Comment les sportifs doivent-il réagir ? Comment les journalistes doivent-il évoquer ce qui se passe ? Comment se comporter, même en tant que spectateur ? Les mois à venir s'annoncent riches de questions, je l'espère. On se demandera pourquoi les JO se passent dans un pays dont on loue la croissance économique - à quel prix ! - et qui est surtout en passe de devenir le plus gros pollueur du monde.

Dans ce numéro, nous avons cherché avant tout à poser des questions, à donner forme à une réalité quotidienne, de la politique au cinéma, de la musique au sport. Il aurait pu y avoir davantage de sujets en musique, en cinéma, en littérature. Mais on ne pouvait pas tout faire. Et puis ce qu'on a fait, c'est déjà pas mal, je trouve.

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C'est le numéro qu'il faut lire, le numéro à avoir. Dans tous les kiosques, en ce moment, et seulement pour une semaine. 3 €.
 
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29 avril 2008

La belle voix de Scarlett

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Lorsque la belle Scarlett Johansson reprend Tom Waits. Ca se passe le 20 mai prochain.

Elle inspire Sophia Coppola, est la muse de Woody Allen. Une peau blanche et laiteuse, les lèvres pulpeuses, un air ingénu, il est impossible d'en vouloir à tant de beauté. Chaque apparition au cinéma est une délectation. A 23 ans, elle n'a pas à prouver qui elle est, sa simple présence à l'écran monopolise et hypnotise.

Anywhere I lay my Head est son premier album. Extrait joint : Fannin' Street. A savourer, avec la participation exceptionnelle de David Bowie. On ne voit vraiment pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas. 

Vivement... le 20 mai.

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26 avril 2008

Manu Katché sur Arte - One Shot Not

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Résolument différent : Chaque dernier samedi du mois vers 22h35, place à la musique live sur Arte.

Jazz, pop, rock, blues, boeufs, mélange de tribus musicales, lever de rideau sur l’envers du décor, complicité en coulisses et en répétition, son de qualité studio… Donner à voir et à entendre la musique autrement, au plus près de sa vérité, telle est l’ambition de Manu Katché.

Résolument européenne, l’émission s’adresse à tous les publics, grâce à sa nouvelle coprésentatrice multilingue : Alice Tumler. La pétillante Franco-Autrichienne, qui, par le passé, a travaillé pour les chaînes Traces TV et Voyages, et a animé les Kora Awards, grand prix de la musique africaine, présente l’émission en français et en allemand, aux côtés de Manu. Baguettes en main, ce dernier se fond avec une énergie jubilatoire dans les univers de ses invités musiciens dont il connaît bien les talents, les influences et la capacité d’improvisation.

Source : Arte - One Shot Not

Manu Katché se fait plaisir, et transmet sa passion sous un angle audacieux et novateur, dans un style et un esthétisme encore non explorés sur nos chaînes hertziennes. Arte suit ce pari audacieux, à l'image de ce que peut être dans un autre genre Tracks.

L'émission était ce soir intronisée par Camille sur La Jeune Fille aux Cheveux Blancs. Suivront Fink, The Heavy, Morley, et Jan Garbarek. Hétéroclite, ambitieux, intimiste, un plaisir pour l'oreille et pour la vue, l'intérêt et l'inédit des interviews en off et en coulisse, c'est l'émission qu'il faut suivre. Culte.


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23 avril 2008

Edouard Baer en lecture publique, sur un texte de Patrick Modiano

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«Je connais le texte par coeur mais je garde la brochure à la main. Je l'ai déjà lu au festival de Manosque, à Toulouse, Bruxelles, aux Bouffes du Nord pour un soir, mais il est bien à sa place à l'Atelier, puisque c'est place Charles Dullin que ce récit autobiographique s'achève. Il y a dans ce texte un côté déposition un peu austère. Mais aussi beaucoup de bouffées d'émotion. Comme des montées de larmes.» 

Qui est Patrick Modiano? Né en 1945 à Boulogne-sur-Seine, d'une mère comédienne, d'origine flamande, et d'un père homme d'affaires, d'origine juive italienne, il a obtenu le prix Goncourt en 1978 avec «Rue des boutiques obscures» et publié, en 2005, un texte autobiographique, «Un Pedigree».

Alors Edouard Baer est au cinéma, Edouard Baer présentera le festival de Cannes, Edouard Baer est partout, mais voilà, il reste un homme libre. Le voir lire et s'impliquer dans un texte si dense et si intense que celui qu'il choisit est beau; et ce qui pourrait sembler un pari extraordinaire ou un défi de se retrouver seul sur scène, face à un texte, face à un public, n'est rien moins que le naturel de ce personnage qui existe bien au-delà de son métier et de ses apparences.

« J'écris ces pages comme on rédige un constat ou un curriculum vitae, à titre documentaire et sans doute pour en finir avec une vie qui n'était pas la mienne. » Patrick Modiano - Un pedigree

 

Edouard Baer au Théâtre de l'Atelier, Paris XVIII - du 23 avril 2008 au 1er juin 2008.


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Extrait - «Dans le café de la jeunesse perdue », Patrick Modiano, ed. Gallimard

Des deux entrées du café, elle empruntait toujours la plus étroite, celle qu'on appelait la porte de l'ombre. Elle choisissait la même table au fond de la petite salle. Les premiers temps, elle ne parlait à personne, puis elle a fait connaissance avec les habitués du Condé dont la plupart avaient notre âge, je dirais entre dix-neuf et vingt-cinq ans. Elle s'asseyait parfois à leurs tables, mais, le plus souvent, elle était fidèle à sa place, tout au fond.

Elle ne venait pas à une heure régulière. Vous la trouviez assise là très tôt le matin. Ou alors, elle apparaissait vers minuit et restait jusqu'au moment de la fermeture. C'était le café qui fermait le plus tard dans le quartier avec le Bouquet et La Pergola, et celui dont la clientèle était la plus étrange. Je me demande, avec le temps, si ce n'était pas sa seule présence qui donnait à ce lieu et à ces gens leur étrangeté, comme si elle les avait imprégnés tous de son parfum.

Supposons que l'on vous ait transporté là les yeux bandés, que l'on vous ait installé à une table, enlevé le bandeau et laissé quelques minutes pour répondre à la question: Dans quel quartier de Paris êtes-vous? Il vous aurait suffi d'observer vos voisins et d'écouter leurs propos et vous auriez peut-être deviné: Dans les parages du carrefour de l'Odéon que j'imagine toujours aussi morne sous la pluie.

Un photographe était entré un jour au Condé. Rien dans son allure ne le distinguait des clients. Le même âge, la même tenue vestimentaire négligée. Il portait une veste trop longue pour lui, un pantalon de toile et de grosses chaussures militaires. Il avait pris de nombreuses photos de ceux qui fréquentaient Le Condé. Il en était devenu un habitué lui aussi et, pour les autres, c'était comme s'il prenait des photos de famille. Bien plus tard, elles ont paru dans un album consacré à Paris avec pour légende les simples prénoms des clients ou leurs surnoms. Et elle figure sur plusieurs de ces photos. Elle accrochait mieux que les autres la lumière, comme on dit au cinéma. De tous, c'est elle que l'on remarque d'abord.

22 avril 2008

Hercules & Love Affair

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C'est un peu l'évènement à ne pas rater, l'album à écouter si ce n'était déjà fait. 

La voix de Free Will ne vous est pas inconnue? Bien sûr, vous avez raison. C'est bien la voix suave et désirable du New-Yorkais Antony d'Antony & the Johnsons. Voix inimitable, il est l'un des nombreux artistes visionnaires à se joindre à Andrew Butler pour cette réalisation exquise et savoureuse, transgressive et sensuelle, une sorte de disco-decadence, au son unique et impeccable. Une réussite, un bijou, un plaisir, une Grèce antique revisitée, la qualité à l'état pur. C'est l'album à côté duquel, franchement, il est impossible de passer. 

Et si vous n'en pouvez plus d'entendre la voix suave d'Antony, rendez-vous en septembre pour le nouvel opus d'Antony and the Johnsons. Chaque chose en son temps... Chaque temps à savourer...

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Hercules & Love Affair - Official website

Hercules & Love Affair on MySpace

03 février 2008

Edouard Baer is Looking for Mr Castang

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Edouard Baer et sa troupe sont de retour sur scène. Plein de poésie, de magie : c'est le music-hall à l'état pur, l'origine du spectacle. Drôle, rocambolesque, burlesque, le romantisme est à nos portes.

Une quête à travers le monde, à la rencontre de personnages étonnants, à la recherche d'un Mr Castang diffus et invisible, présent et tout à la fois absent, une quête d'absolu qui mènera à la réponse. Une réponse sur le choix, la vie peut-être, de ce qui nous serait essentiel, de ce qui nous tromperait. 

M. Baer fait ce qui lui plait, exprime ses doutes, ses craintes, ses rêves; il nous embarque dans son voyage intérieur et nous spectateur, nous laissons embarquer par la fraîcheur, les répliques drôles, parfois troubles, les jeux de mots savoureux. Lorsque l'intellect est au service du rêve... on en perdrait la tête. Ou peut-être est-ce lui qui en perdrait la sienne? A savourer, sans modération.

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20 janvier 2008

Francisco Sambath, un auteur à fleur de peau

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A écouter & à découvrir sur  http://www.myspace.com/franciscosambathmusic

Jeune auteur, il travaille pourtant depuis des années. A écouter Ça me va et Mon chemin, on comprend que ça ne s'arrêtera pas là. A la croisée de la pop et du folk, on se laisse bercer par la musique et les paroles intimistes. Questionnement sur l'avenir, les choix, la relation à deux, ces thèmes sont abordés avec pudeur et dénotent d'une sensibilité et d'une franchise qui rendent les paroles attachantes. Après quelques écoutes, on repart le coeur léger, fredonnant quelques notes. 

Cette sincérité qui nous attache et qui nous permet de nous identifier au texte, nous la devons à Francisco. Il définit son travail de la manière suivante : 'Ecrire, c'est s'offrir... donner une part de soi, et s'ouvrir surtout. Ce n'est pas un exercice facile que de se livrer. Et la pudeur a été un certain frein au début. Les mots... mes mots sont des fragments de vie, le reflet de ma sensibilité, ce que je suis. Aujourd'hui, sans retenue, j'ai envie de vous faire partager mes histoires, mon univers, me dévoiler un peu plus, en toute sincérité.

Ce qui est sûr, c'est qu'il n'en restera pas là. Morceaux à découvrir ici

Une bonne chanson a besoin d'un bon interprète. Julie Lenne a la voix qu'il faut. Douce, intègre, le ton juste. Le duo est parfait. Je vous tiendrais au courant de futurs prestations, ce qui ne manquerait d'arriver. En attendant, vous pouvez découvrir l'artiste sur son site : ici

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15 janvier 2008

Pete Doherty & the BabyShambles enflamment l'Olympia

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Pete Doherty à l'Olympia Bruno Coquatrix, c'était hier soir, 21h. Le mythique Olympia recevait le mythique Britannique Pete, accompagné de ses BabyShambles. Excellentissime.

Quelques false start, Pete est un peu éméché mais pas plus que ça. Au début.
Dieu qu'il sent bon la liberté ce garçon, la vraie, la pure, intégrale, entière. On est là que pour du rock, pour la musique, et pour rien d'autre. Le partage est sans équivoque, le groupe ne se pose pas de question. Pas de faux semblant, pas de superfllu, l'interprétation de chaque morceau est un régal.

A la nouvelle génération qui arrive, celle des jeunes de la tectonik : il est dommage que nombre d'entre vous ne sachent écouter un concert et l'apprécier. Voir des sous-vêtements voler, des chaussures (??) et toutes sortes d'objets que le chanteur a du esquiver alors qu'il chantait, est absolument effarant. Le rock n'est pas la débilité, et ce que j'ai vu chez le jeune public s'apparente peut-être à de la rebellion, mais serait plus proche de la connerie que de la liberté.

La salle est surchauffé. Une heure trente de concert, Pete venait de balancer son micro, on ne sait ce qui lui passe par le coeur mais c'est violent, c'est réel ; Il se détourne du public, met son chapeau, sa veste, et le groupe quitte la scène. Il n'y aura pas de rappel, les lumières de la salle sont rallumées sans qu'on ait le temps de réaliser. Pete vient de partir, la sortie est théâtrale, mais belle. Il s'est passé quelque chose, et en sortant, j'en vibrais encore.

La soirée est belle, le concert mémorable. Je suis heureuse d'y avoir été.

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13 janvier 2008

Gad Elmaleh présente : Papa est en haut

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M. Gad est à Paris. Le mythique Olympia Bruno Coquatrix se joue à guichet fermé. Et on comprend bien pourquoi.

Entrée en scène en costume noir, chemise noire, cravatte noire, l'homme dégage une sensualité à fleur de peau. Le public ne s'y trompe pas : Gad joue, nous fait rire d'un bout à l'autre du spectacle. Roi de l'improvisation et du stand up, c'est une surprise et un délice.

Perfectionniste, il est impressionnant comme l'on ressent le travail. Artiste complet, il y a du Chaplin dans la gesture, du Seinfield dans la mise en scène, mais pas que. Gad joue du piano avec une facilité déconcertante. Il joue également de la guitare et chante d'une belle voix grave. Et puis, lorsqu'il se sert de sa guitare comme d'un djembe, on ne sait plus comment applaudir le talent : il a le sens du rythme dans la peau, inné ou travaillé, on ne sait pas, mais ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, c'est bien en lui. La musique lui est aussi naturel qu'à nous de marcher. 

"Une gestuelle précise et burlesque tout en élégance, un sens aigu de l'improvisation et une grande interactivité avec son public." - Judith Elmaleh

M. Gad fait ce qu'il veut, ce que bon lui plait, il maîtrise certains arts avec naturel et décomplexion. A l'aise avec le public, il transmet son amour et sa passion - ses passions - et nous, on applaudit. Tout en modestie, de la simplicité à l'évidence, M. Elmaleh est au firmament.

Et pour nous, les femmes, nous aurons bien constaté son fort pourvoir attractif. Il se déhanche sur scène, bouge avec aisance, il sait bien l'effet rendu à chacun de ses mouvements si provocants et si délicieusement sensuels. 

Cinéma, stand up, il nous manque un album. C'en serait pour sûr, un excellent. 

In Gad we trust...

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