06 mai 2008
Cohn Bendit, rédac en chef des Inrocks

Rédac Chef invité - Les Inrockuptibles numéro 649 / 6 mai 2008
Se poser des Questions
Je n'aurais pas accepté d'être rédacteur en chef d'un numéro qui revenait sur 68. Ca ne m'intéresse pas. Ce qui m'a attiré, c'est l'idée d'un numéro au traitement actuel et prospectif, qui pourrait répondre aux questions qui se posent aujourd'hui. Je n'avais pas envie de faire un remake des débats d'autrefois. En tant que rédacteur en chef, j'ai voulu montrer que l'unidimensionnalité de la pensée et de l'émotion, c'est ce qu'il y a de plus ennuyeux. Ce qui est intéressant, c'est d'inventer, de penser ailleurs.
Les débats qui ont lieu autour de 68 depuis plusieurs semaines prouvent qu'il faut vraiment aller au-delà de tout ça. On voit des gens débattre autour des slogans de l'époque comme 'Il est interdit d'interdire'. On entend les gens dire aujourd'hui que si l'école ne fonctionne pas, c'est la faute de 68. C'est effectivement un peu plus facile que de se poser les questions qui permettraient de réinventer l'école. "Se poser des questions", c'est presque devenu un gros mot. On nous propose des solutions simples, comme le 'travailler plus pour gagner plus' de Sarkozy. On ne voit pas plus loin que ça, on ne cherche plus. Alors qu'il faudrait se demander autre chose...
Pourquoi, par exemple, ne pas aller encore plus loin dans la réduction du temps de travail ? Pourquoi n'essaie-t-on même pas de réfléchir à la semaine de 32 heures ? Pourquoi ne pas tenter aussi d'imaginer un autre rapport au travail ? Ou d'inventer une autre société, un autre rapport aux loisirs ?
Il faut se remettre en cause, s'interroger. C'est ce qui se passe actuellement autour des JO de Pékin. On se pose des questions, et c'est assez riche. Comment les sportifs doivent-il réagir ? Comment les journalistes doivent-il évoquer ce qui se passe ? Comment se comporter, même en tant que spectateur ? Les mois à venir s'annoncent riches de questions, je l'espère. On se demandera pourquoi les JO se passent dans un pays dont on loue la croissance économique - à quel prix ! - et qui est surtout en passe de devenir le plus gros pollueur du monde.
Dans ce numéro, nous avons cherché avant tout à poser des questions, à donner forme à une réalité quotidienne, de la politique au cinéma, de la musique au sport. Il aurait pu y avoir davantage de sujets en musique, en cinéma, en littérature. Mais on ne pouvait pas tout faire. Et puis ce qu'on a fait, c'est déjà pas mal, je trouve.

17:46 Publié dans Politique & Engagement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09 octobre 2007
Pour l'indépendance des journalistes & la liberté de la presse
21:34 Publié dans Politique & Engagement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19 septembre 2007
Incident au meeting de John Kerry
Inacceptable.
Que s'est-il passé au meeting de John Kerry à l'université de Floride le lundi 17 septembre dernier?
John Kerry est Sénateur du Massachusetts. Du parti Démocrate, il a été battu aux élections présidentielles de 2004 par George W. Bush du parti Républicain.


22:50 Publié dans Politique & Engagement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11 mai 2007
Mélange et confusion
"Je vais donc remettre à l’honneur la Nation et l’identité nationale. Je vais rendre aux Français l’identité de la France. Je vais en finir avec la repentance, qui est une forme de haine de soi. Et la concurrence des mémoires, qui nourrit la haine des autres."
Nicolas Sarkozy, 6 mai 2007
La repentance est la manifestation publique ou envers Dieu du sentiment plutôt privé qu'est le repentir. Ces mot sont parfois employés de manière synonyme, le mot repentance permettant de faire la différence avec le verbe se repentir. La repentance est parfois confondue avec une forme de masochisme justifié par des fautes passées. Sinon, elle est parfois vue avec une connotation négative douloureuse, mais peut être simplement la reconnaissance d'une tristesse constructive.
Source : Wikipedia.
10:00 Publié dans Politique & Engagement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08 mai 2007
La suite
15:25 Publié dans Politique & Engagement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04 mai 2007
N'oublions pas ses propos face à l'Allemagne.
13:10 Publié dans Politique & Engagement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 mai 2007
Parce que notre choix de dimanche est sérieux, et l'enjeu conséquent.
23:55 Publié dans Politique & Engagement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les incohérences de M. Sarkozy
NUCLEAIRE :
- Sur l'EPR, Nicolas Sarkozy n'a pas contesté la position de son gouvernement qui est celle de l'avoir imposé sans concertation pour ensuite assurer son lancement par un décret pris quelques jours seulement avant l'élection présidentielle. Ségolène Royal annulera le décret et remettra le dossier sur la table.
- Nicolas Sarkozy, pourtant ancien ministre de l'Intérieur et ministre d'Etat, a été incapable de répondre à la question de Ségolène Royal et ignorait donc qu'il s'agissait de la troisième génération de réacteur.
- Ségolène Royal a raison de rappeler que la part du nucléaire représente 17% de l'énergie totale (électricité, gaz, charbon, pétrole, hydraulique, énergies renouvelables) consommée en France et 78 % de l'énergie produite en France est d'originie nucléaire et non 50 % comme l'a dit Nicolas Sarkozy.
RETRAITES :
- Nicolas Sarkozy a continué dans la désinformation en prétendant que le financement des retraites était résolu par la Loi Fillon jusqu'en 2008. Le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) dit en réalité qu'il manque à peu près 50% du financement, et par ailleurs, qu'un rendez-vous en 2008 sera indispensable pour trouver une solution pour combler le « trou ».En disant que cela était financé jusqu'en 2020, Nicolas Sarkozy reconnait lui même que le problème n'est pas réglé définitivement et que cette réforme n'est donc pas la solution tant attendue ...
- Il a annoncé hier qu'il augmenterait les petites retraites de 25% en finançant cette mesure par la réforme des régimes spéciaux. Cette augmentation coûterait spontanément au moins 10 milliards d'euros.
DROITS DE SUCCESSION :
- La suppression des droits de succession a été la première mesure de Berlusconi en 2001.
- De plus, c'est une mesure couteuse (5 milliards d'euros) on ne peut relancer ni la consommation ni l'investissement avec une telle mesure. Elle est économiquement inefficace car l'imposition sur le patrimoine ne concerne qu'un francais sur cinq. C'est donc une mesure de clientélisme qui vise d'abord les plus riches ...
35 HEURES :
- Nicolas Sarkozy n'a pas répondu : pourquoi ne les a-t-il pas supprimées, Il a reconnu devant Ségolène Royal, que cela était une formidable avancée sociale.
HEURES SUPPLEMENTAIRES :
- Dans quel pays, dans quelle économie, Nicolas Sarkozy a vu que ce sont les salariés qui choisissent leurs horaires de travail ?
- Les deux Lois Fillon permettent déjà largement le recours aux heures supplémentaires. 37% des salariés à temps plein font des heures supplémentaires et ils font 55 heures par an en moyenne. Moins de 40% des salariés à temps plein ont fait une heure supplémentaire en 2006.
- Effectuer des heures supplémentaires, c'est consacrer moins de temps à sa vie familiale.
- Cette même étude montrait que cette mesure détruirait l'emploi. Une entreprise de 20 personnes détruirait 2 emplois pour faire faire 4 heures supplémentaires aux autres.
IRAN :
- Nicolas Sarkozy n'a toujours pas saisi l'enjeu terrible pour la sécurité du monde. Il n'a pas compris que passer du nucléaire civile au nucléaire militaire est une simple question d'enrichissement d'uranium.
- La position de Ségolène Royal qui est celle de l'AIEA, de l'UE et du Conseil de Sécurité des Nations Unies consiste à dire : pour l'Iran, pas de nucléaire civil tant que l'Etat ne se soumet pas aux contrôles de l'Agence. Plus qu'une question de bon sens, il s'agit d'une question de sécurité.
SECURITE :
- Lors du débat, Nicolas Sarkozy a ironisé sur le souhait de Ségolène Royal de faire accompagner les policières de nuît jusqu'à chez elles (suite aux viols dernièrement de deux d'entre elles). Pourtant, un dispositif ayant le même objectif pour les femmes travaillant le soir existe déjà à Montréal où les bus les raccompagnent aux pieds de leurs immeubles. En banlieues, les patrouilles du soir peuvent ramener les policières. On peut citer aussi l'exemple de Berlin où les taxis sont gratuits pour les femmes à partir de 3 heures du matin.
D'autre part, le vrai bilan de Nicolas Sarkozy, c'est :
- + 30 % d'agressions depuis 2002.
- + 11 % de violence faites aux personnes.
- + 26% pour le nombre de faits de violence à l'école.
- Quand hier 20 000 voitures brûlaient par an, c'était pour Nicolas Sarkozy un échec de la gauche. Avec près de 45 000 voitures brûlées en moyenne chaque année depuis 2002, ce ne serait pas un échec de l'ancien ministre de l'intérieur, mais une réussite personnelle.
- 12 000 policiers agressés en 2006.
- 3 semaines d'émeutes dues à une très mauvaise gestion de la crise de l'automne 2005.
Le bilan de l'ancien ministre de l'Intérieur est particulièrement mauvais et prouve l'incapacité du candidat en matière de sécurité.
19:55 Publié dans Politique & Engagement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Test
Au moins pour prouver que même en soutenant Ségolène, on a quand même de l'humour sur nous-mêmes!
16:45 Publié dans Politique & Engagement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La France Présidente
| Je voudrais un Etat où les libertés de chacun seraient respectées, Une république saine et efficace, pour nous, mais aussi et surtout pour les générations futures ; Un Etat de droits et de liberté, d’expression Un Etat de libre pensée et de libre arbitre où la presse ne serait pas manipulée et les dirigeants pas achetés ; Un Etat qui prônerait la justice, la vraie, sans discrimination aucune. Je voudrais un pays dont je sois fière, qui me représente et représente les libertés fondamentales à l’étranger, qui aurait des convictions saines et profondes, où les mots Liberté Egalité Fraternité auraient un sens réel ; Un pays où on respecte autrui, et on pense intégration et non ségrégation. Je voudrais un pays à l’écoute de son peuple et non des plus riches, un pays où je ne sois pas obligée de travailler douze heures parce que je n’aurais pas le choix sous la pression de mon employeur ; Un pays où l’éducation et la fonction publique, notamment hospitalière, soit respectées et réorganisées Où le pouvoir d’achat se relèverait Où les pauvres ne seraient pas plus pauvres pour des richesses encore plus mal répartis entre quelques mains puissantes et avides de pouvoir. Je voudrais un pays novateur dans les énergies nouvelles, qui sache faire de l’écologie un enjeu économique mais aussi une éthique morale. Non, je ne pense pas que demain nous allons tous cueillir des fleurs dans les champs ou chanter dans la rue ; Ce n’est pas de cela dont je parle. Je rêve d’une France égalitaire, qui respecte les libertés fondamentales de chacun et apporte une solution à la crise économique de l’emploi, de l’endettement, du pouvoir d’achat, sans proposer un travail forcené et des conditions de travail inacceptables qui mèneraient les familles les plus en difficultés à devoir passer leur temps à se battre douze heures pour jour dans un travail, voir deux, qui ne leur fournirait pas plus qu’aujourd’hui et mènerait à des situations de précarités à l’encontre des idéaux égalitaires de la République telle que je la conçois. Je voudrais une France solidaire, faite de dialogues avec les partenaires sociaux pour enrichir nos vies professionnelles et pas seulement les comptes bancaires des hauts dirigeants.
Cette France-là, je ne l’imagine qu’avec elle.
Je voterais Ségolène Royal pour toutes ces convictions cités plus haut, pour mon avenir, et pour les générations futures.
Faites le choix de l’audace. N’hésitez pas à en débattre. Après le 06 mai, il sera trop tard. |
09:49 Publié dans Politique & Engagement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




