26 avril 2008

Manu Katché sur Arte - One Shot Not

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Résolument différent : Chaque dernier samedi du mois vers 22h35, place à la musique live sur Arte.

Jazz, pop, rock, blues, boeufs, mélange de tribus musicales, lever de rideau sur l’envers du décor, complicité en coulisses et en répétition, son de qualité studio… Donner à voir et à entendre la musique autrement, au plus près de sa vérité, telle est l’ambition de Manu Katché.

Résolument européenne, l’émission s’adresse à tous les publics, grâce à sa nouvelle coprésentatrice multilingue : Alice Tumler. La pétillante Franco-Autrichienne, qui, par le passé, a travaillé pour les chaînes Traces TV et Voyages, et a animé les Kora Awards, grand prix de la musique africaine, présente l’émission en français et en allemand, aux côtés de Manu. Baguettes en main, ce dernier se fond avec une énergie jubilatoire dans les univers de ses invités musiciens dont il connaît bien les talents, les influences et la capacité d’improvisation.

Source : Arte - One Shot Not

Manu Katché se fait plaisir, et transmet sa passion sous un angle audacieux et novateur, dans un style et un esthétisme encore non explorés sur nos chaînes hertziennes. Arte suit ce pari audacieux, à l'image de ce que peut être dans un autre genre Tracks.

L'émission était ce soir intronisée par Camille sur La Jeune Fille aux Cheveux Blancs. Suivront Fink, The Heavy, Morley, et Jan Garbarek. Hétéroclite, ambitieux, intimiste, un plaisir pour l'oreille et pour la vue, l'intérêt et l'inédit des interviews en off et en coulisse, c'est l'émission qu'il faut suivre. Culte.


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23 avril 2008

Edouard Baer en lecture publique, sur un texte de Patrick Modiano

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«Je connais le texte par coeur mais je garde la brochure à la main. Je l'ai déjà lu au festival de Manosque, à Toulouse, Bruxelles, aux Bouffes du Nord pour un soir, mais il est bien à sa place à l'Atelier, puisque c'est place Charles Dullin que ce récit autobiographique s'achève. Il y a dans ce texte un côté déposition un peu austère. Mais aussi beaucoup de bouffées d'émotion. Comme des montées de larmes.» 

Qui est Patrick Modiano? Né en 1945 à Boulogne-sur-Seine, d'une mère comédienne, d'origine flamande, et d'un père homme d'affaires, d'origine juive italienne, il a obtenu le prix Goncourt en 1978 avec «Rue des boutiques obscures» et publié, en 2005, un texte autobiographique, «Un Pedigree».

Alors Edouard Baer est au cinéma, Edouard Baer présentera le festival de Cannes, Edouard Baer est partout, mais voilà, il reste un homme libre. Le voir lire et s'impliquer dans un texte si dense et si intense que celui qu'il choisit est beau; et ce qui pourrait sembler un pari extraordinaire ou un défi de se retrouver seul sur scène, face à un texte, face à un public, n'est rien moins que le naturel de ce personnage qui existe bien au-delà de son métier et de ses apparences.

« J'écris ces pages comme on rédige un constat ou un curriculum vitae, à titre documentaire et sans doute pour en finir avec une vie qui n'était pas la mienne. » Patrick Modiano - Un pedigree

 

Edouard Baer au Théâtre de l'Atelier, Paris XVIII - du 23 avril 2008 au 1er juin 2008.


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Extrait - «Dans le café de la jeunesse perdue », Patrick Modiano, ed. Gallimard

Des deux entrées du café, elle empruntait toujours la plus étroite, celle qu'on appelait la porte de l'ombre. Elle choisissait la même table au fond de la petite salle. Les premiers temps, elle ne parlait à personne, puis elle a fait connaissance avec les habitués du Condé dont la plupart avaient notre âge, je dirais entre dix-neuf et vingt-cinq ans. Elle s'asseyait parfois à leurs tables, mais, le plus souvent, elle était fidèle à sa place, tout au fond.

Elle ne venait pas à une heure régulière. Vous la trouviez assise là très tôt le matin. Ou alors, elle apparaissait vers minuit et restait jusqu'au moment de la fermeture. C'était le café qui fermait le plus tard dans le quartier avec le Bouquet et La Pergola, et celui dont la clientèle était la plus étrange. Je me demande, avec le temps, si ce n'était pas sa seule présence qui donnait à ce lieu et à ces gens leur étrangeté, comme si elle les avait imprégnés tous de son parfum.

Supposons que l'on vous ait transporté là les yeux bandés, que l'on vous ait installé à une table, enlevé le bandeau et laissé quelques minutes pour répondre à la question: Dans quel quartier de Paris êtes-vous? Il vous aurait suffi d'observer vos voisins et d'écouter leurs propos et vous auriez peut-être deviné: Dans les parages du carrefour de l'Odéon que j'imagine toujours aussi morne sous la pluie.

Un photographe était entré un jour au Condé. Rien dans son allure ne le distinguait des clients. Le même âge, la même tenue vestimentaire négligée. Il portait une veste trop longue pour lui, un pantalon de toile et de grosses chaussures militaires. Il avait pris de nombreuses photos de ceux qui fréquentaient Le Condé. Il en était devenu un habitué lui aussi et, pour les autres, c'était comme s'il prenait des photos de famille. Bien plus tard, elles ont paru dans un album consacré à Paris avec pour légende les simples prénoms des clients ou leurs surnoms. Et elle figure sur plusieurs de ces photos. Elle accrochait mieux que les autres la lumière, comme on dit au cinéma. De tous, c'est elle que l'on remarque d'abord.

03 février 2008

Edouard Baer is Looking for Mr Castang

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Edouard Baer et sa troupe sont de retour sur scène. Plein de poésie, de magie : c'est le music-hall à l'état pur, l'origine du spectacle. Drôle, rocambolesque, burlesque, le romantisme est à nos portes.

Une quête à travers le monde, à la rencontre de personnages étonnants, à la recherche d'un Mr Castang diffus et invisible, présent et tout à la fois absent, une quête d'absolu qui mènera à la réponse. Une réponse sur le choix, la vie peut-être, de ce qui nous serait essentiel, de ce qui nous tromperait. 

M. Baer fait ce qui lui plait, exprime ses doutes, ses craintes, ses rêves; il nous embarque dans son voyage intérieur et nous spectateur, nous laissons embarquer par la fraîcheur, les répliques drôles, parfois troubles, les jeux de mots savoureux. Lorsque l'intellect est au service du rêve... on en perdrait la tête. Ou peut-être est-ce lui qui en perdrait la sienne? A savourer, sans modération.

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13 janvier 2008

Gad Elmaleh présente : Papa est en haut

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M. Gad est à Paris. Le mythique Olympia Bruno Coquatrix se joue à guichet fermé. Et on comprend bien pourquoi.

Entrée en scène en costume noir, chemise noire, cravatte noire, l'homme dégage une sensualité à fleur de peau. Le public ne s'y trompe pas : Gad joue, nous fait rire d'un bout à l'autre du spectacle. Roi de l'improvisation et du stand up, c'est une surprise et un délice.

Perfectionniste, il est impressionnant comme l'on ressent le travail. Artiste complet, il y a du Chaplin dans la gesture, du Seinfield dans la mise en scène, mais pas que. Gad joue du piano avec une facilité déconcertante. Il joue également de la guitare et chante d'une belle voix grave. Et puis, lorsqu'il se sert de sa guitare comme d'un djembe, on ne sait plus comment applaudir le talent : il a le sens du rythme dans la peau, inné ou travaillé, on ne sait pas, mais ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, c'est bien en lui. La musique lui est aussi naturel qu'à nous de marcher. 

"Une gestuelle précise et burlesque tout en élégance, un sens aigu de l'improvisation et une grande interactivité avec son public." - Judith Elmaleh

M. Gad fait ce qu'il veut, ce que bon lui plait, il maîtrise certains arts avec naturel et décomplexion. A l'aise avec le public, il transmet son amour et sa passion - ses passions - et nous, on applaudit. Tout en modestie, de la simplicité à l'évidence, M. Elmaleh est au firmament.

Et pour nous, les femmes, nous aurons bien constaté son fort pourvoir attractif. Il se déhanche sur scène, bouge avec aisance, il sait bien l'effet rendu à chacun de ses mouvements si provocants et si délicieusement sensuels. 

Cinéma, stand up, il nous manque un album. C'en serait pour sûr, un excellent. 

In Gad we trust...

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25 novembre 2007

Edouard Baer // Looking for Mister Castang

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Edouard Baer revient pour un nouveau spectacle : Looking for Mister Castang.

Après La folle et véritable vie de Luigi Prizotti, pièce déjanté et intimiste, foisonnante, étonnante, excentrique et poétique, pleine de verve et de mots d'esprit, Monsieur Baer revient sur les planches. L'histoire? Aucune idée et peu importe. Edouard Baer au théâtre est un moment trop précieux pour se poser cette question. Et lorsqu'on se déplace, ce n'est finalement pas tant pour l'histoire, mais pour tout ce qui y est mis de coeur et de passion, de rêves et de poésie, de liberté et d'enthousiasme. Il faut y être pour ressentir ce qui se passe sur scène, cette magie, fusion miraculeuse d'un esprit complexe et d'émotions exprimées en toute pudeur. Edouard ne s'expose pas, il est, nul doute, un des poètes les plus intègres et productifs de notre génération.

A la Cigale (Paris 18), du 08 janvier 2008 au 14 février 2008.

18 octobre 2007

YANN BARTHÈS

L'enfant terrible

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On m'a demandé de trouver des photos de Yann Barthès. Oh mon Dieu, me voilà partie pour un article insipide... Pour accompagner, je vous ai lancé Carry On Up the Morning de Pete Doherty & the Babyshambles, so enjoy! L'article ne sera pas si inutile.

Qui est Yann Barthès? La voix qui en a hypnotisée plus d'une sur le Grand Journal de Canal+. Son Petit Journal Actu & son Petit Journal People, point de vue décallé sur l'actualité, caustique et mordant. Efficace, il l'est encore plus depuis que le chroniqueur a présenté sa frimousse devant le petit écran.

Yann Barthès? Ah ah, il est même dans Wikipedia. Et moi comme je suis très fatiguée (il est 4h du mat) et qu'en plus il n'y a pas trop d'intérêt à discourir sur sa bio, je vous fais un copié/collé (c'est moche hein) :

Yann Barthès est né le 9 octobre 1974 à Chambéry.

Après des études de journalisme à Bordeaux, en 2002, il est journaliste à + clair, une émission hebdomadaire consacrée aux médias, tous les samedis de 12h40 à 13h30, en clair sur Canal+.

En 2004, il rejoint Michel Denisot dans Le Grand Journal de Canal+, pour présenter chaque soir les rubriques du Petit Journal People et du Petit Journal Actu, où il présente sa vision de l'actualité tout d'abord en voix-off, puis sur le plateau de l'émission à partir du 3 septembre 2007.

Voilà, à présent vous savez tout. Cette petite bio circule partout sur le web. Maintenant vous connaissez son âge et ça, c'était vraiment important.

Ce qui m'a été demandé en revanche, c'est ce qui ne circule pas sur lui: des photos. Exact. Et bien, pari relevé. Vous en vouliez? Je n'ai pas d'album de famille, mais au moins une qui vaut le détour. Allez les filles, on sourit, la vie est belle, surtout sur le visage du beau gosse.

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A bientôt, je vous aimmmmmme public adoré!

01 octobre 2007

L'Affiche de la Semaine

C'est celle de la Villette: 

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Strip-tease à la Villette

Du 18 septembre au 13 octobre 2007
Grande Halle, espace Charlie Parker
Du mardi au samedi à 20h30
métro Porte de Pantin

Tarif 18 €
T.R. 14,50 €
Carte Villette 9 €
 

Pin-up, beauté fatale ou chippendale :
l’ombre des peep-shows plane sur la Villette.
7 solos où l’érotisme se soumet à l’art pour provoquer votre imaginaire.


Le spectacle Nightshade épingle nos a priori sur le monde des peep-shows.
7 chorégraphes mettent en scène 6 strip-teaseuses et 1 strip-teaseur professionnels.
Des histoires érotiques, un contexte artistique.

7 chorégraphes réputés ont accepté le jeu proposé par le collectif belge Victoria :
dépasser les clichés, et offrir un regard neuf sur le strip-tease.

Venez vous-même découvrir le meilleur du strip-tease, et ce que l’art a de plus provoquant...

Site de La Villette - Nightshade 

Je ne connais pas le spectacle et ne pourrais m'y rendre, mais félicitations pour le visuel.

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22 septembre 2007

Marc Labrèche

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Acteur reconnu au théâtre autant qu'au cinéma, animateur de talk show et humoriste, Marc Labrèche est une star au Québec. Si nous le remarquons pour la première fois en France pour la sortie le 26 septembre en salles Françaises de L'Age des Ténèbres où il tient le rôle principal, du réalisateur Denys Arcand que nous connaissons principalement ici en France pour Le Déclin de l'Empire Américain (1/2) et des Invasions Barbares (2/2), Marc Labrèche n'en est pas pour autant un débutant.
433284a56a30983938facc5a92cb1b8a.jpgQuinze ans dans le théâtre, animateur dans l'audiovisuel, célèbre pour ses parodies, il poursuit une carrière de comédien au cinéma cet automne. Quand je dis 'il poursuit', j'entends qu'il y rentre par la grande porte: Cannes tout d'abord, puis tournée promotionnelle. On l'a vu chez Denisot puis Ardisson sur Canal +, je ne doute pas qu'on l'ai vu chez Cauet ou Ruquier. Etre chez Cauet n'est pas une reconnaissance en soi, mais chez Michel Denisot... en est une. Belle référence qui permet à Marc l'introduction en France vers un public plutôt fermé sur le Québec.
Marc Labrèche devient véritablement une vedette au Québec en 1997, avec La fin du monde est à sept heures, journal politique international humoristique. L'aventure dure trois ans et remporte un énorme succès.
Il embraille ensuite sur un talk-show, Le grand blond avec un show sournois (référence française au Grand blond avec une chaussure noire), où il s'amuse de diverses parodies. L'émission ne remporte pas le même franc succès et Marc l'arrête en 2003 pour raisons personnelles.
Il renoue alors avec le théâtre. Et s'amuse ensuite sur une parodie de soaps américains intitulée Le Coeur a ses raisons où le public s'amuse autant que les acteurs, dans des sketches devenus cultissime outre-atlantique.
Génie foisonnant, Marc Labrèche peut passer du comique au drame. Sincère, entier et modeste, ses qualités transparaissent dans ses rôles, pour le plus grand plaisir du public. 
Pour vous introduire à cette étonnante personnalité, je vous propose le bétisier du Coeur a ses raisons. Le rire est un bon moyen d'accéder à Marc Labrèche.

Pour continuer dans la lignée, voici la clôture du festival Juste pour Rire 2007 à Montréal, en duo avec Stéphane Rousseau.

Pour le plaisir, la version originale de Moulin Rouge, par Nicole Kidman et Ewan McGregor.


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13 septembre 2007

Ces voix qui hypnotisent

Yann Barthès - Le Grand Journal de Canal +
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Il y a ces voix qui nous hypnotisent et qui marquent nos inconscients avec volupté, délicatesse, ou joie.
On reconnait souvent un chanteur à sa voix, ultime et particulière, qui le mènera au panthéon de la reconnaissance et de la gloire. Sans cette voix, sans cette reconnaissance, il n'y a pas de chanteur.

Il y a ces voix pour ceux qui sont coutumiers de la radio, que l'on reconnait à la première intonation, sans hésitation, sans l'ombre d'un doute.
Un jour où je prenais un verre dans un café, aux premières inflexions, j'ai reconnu Gilles Peterson, DJ so British dont la voix me rend assez dingue, je dois avouer; Cette voix me scotche un sourire béat et une joie m'envahit instantanément. La playlist qu'il diffuse sur BBC Radio 1, relayée le samedi soir sur le Worlwide de Radio Nova, n'est pas à séparer du charme irrésistible de sa voix, de la dynamique qui s'en dégage et de la volupté charismatique du personnage. Bien qu'on m'ait dit à Londres qu'il soit petit et physiquement, pas le dieu vivant que je m'imagine. Ce qui m'amène à dire que nous aimons les gens d'abord pour la représentation que nous en avons que pour tout autre réalité. Si ça se trouve, Gilles Peterson est le dernier des connards et pourtant, je continue de l'encenser.
C'est d'ailleurs un peu notre quotidien face à l'image donnée d'un magazine, d'une télévision, d'une radio, d'une voix, d'un physique, à ces personnes qui malgré nous, gouvernent partiellement nos pensées par celles mêmes qu'ils diffusent. Non, moi, je ne serais jamais fan. 
 
Lorsque j'assiste à une pièce de James Thiérrée, suis-je plus attirée par le physique de l'homme, par l'idée que je me fais de lui, ou par la création artistique? Lorsque j'écoute la voix de Gilles Peterson, suis-je plus transcendée par sa voix, son humour, l'idée (encore et toujours) que je me fais de l'homme, ou par la musique qu'il diffuse? 

Fin de la problématique. Entrons au coeur du sujet présent.

L'équipe du Grand Journal de Michel Denisot de Canal + s'est agrandit visuellement par l'arrivée à l'écran de Yann Barthès, voix si particulière aux réflexions caustiques et intelligentes qui rythment par deux fois l'émission.
Si je ne me trompe pas, au départ du Grand Journal, Yann n'avait qu'une chronique, pour un Petit Journal People vivant et délirant. Très vite, le concept fut agrémenté d'un supplément intitulé le Mondomètre : il s'agissait de représenter sur la carte du monde la part des informations journalières et d'en agrandir/réduire proportionnellement la taille des pays (explication peu claire mais passons car je ne suis plus bien sure si cette rubrique était bien animée par lui?). Et puis le Petit Journal People a donné naissance au Petit Journal Actu, qui traite de l'information et de la politique, mais toujours avec ce regard décallé et humoristique sur nos politiciens et leur travers.

La nouveauté de la rentrée, c'est l'apparition en chair et en os de cette voix sensuelle et drôle, qui réfléchit l'intelligence. Bonne surprise. Le garçon est resté modeste et... toujours aussi drôle. (Voir photo ci-dessus d'un style non-journalistique, volé sur l'écran d'une télévision, d'où la qualité extrème et médiocre, presque d'un niveau paparazzitesque).

Yann Barthès est donc bien plus qu'une voix, bien plus que la représentation physique qu'il nous offre: si son Petit Journal a tant de succès aujourd'hui, c'est pour la singularité de celui-ci, pour les informations qu'il nous livre dans un style qui lui est propre et qu'on n'avait pas encore rencontré, pour les expressions qui jalonnent ses informations et le sourire qu'on entend au détour d'une inflexion.
Cela dit, son apparition visuelle reste la meilleure idée de la rentrée du Grand Journal. 
 
Les autres voix-off célèbrent au visage inconnu:
Pascale Clark, toujours sur Canal +. Si En Aparté a pris fin, Un Café l'Addition a pris le relais pour notre plus grand plaisir. 
Chrystelle André pour l'émission Arte Tracks : cette voix qui nous transporte dans l'underground urbain de la musique, de l'art et de la culture.

14 mai 2007

Max Boublil se la joue au théâtre du gymnase

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On le présente au départ comme 'le gag qui a fait les pubs de yop'. Pour le présenter à présent, il faut passer la vitesse supérieure. Une heure de fou rire non-stop, des situations drôles, une manière de raconter qui lui est personnelle, simple, légère. Comme il dit à un moment alors que la salle rit aux éclats : "ben oui, c'est la vie". Et ce jeune homme est plein de vie, plein d'enthousiasme, plein d'idées. Parfois on a l'impression de voir un Gad Elmaleh en forme, parfois un peu de Titoff à ses débuts. Mais on voit surtout du Max. Et c'est du bon. Humour décontracté, les mots ne font pas peur, le second degré au rendez-vous et il vous passe ça avec aisance. Une énergie sur scène, dingue. Epoustouflant et drôle.
 
Il prépare un spectacle pour la rentrée : celui-là, faudra pas le rater. Tout sur son site internet : http://www.maxboublil.com/
 
On entendra bientôt parler de lui partout. Il habite la scène, et ce pour notre plus grand plaisir. On ne lui souhaite que du bonheur, et beaucoup, beaucoup de réussite.
Pour le petit plaisir, à écouter jusqu'au bout. Frais et décalé.

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